Samedi 25 mars 2017 BAT - La revue des écritures théâtrales - Numéro 76 Partager

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Station Opéra

:::: Par Miguel Angel Sevilla | paru le 28/01/2016

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Tout y est, le silence
M’a mis comme à genoux
Je suis couvert de poux
Je pleure comme on pense
L’amour m’a délaissé
Et pire je n’ai personne
Qui m’offre un toit de chaume
Qui parle de mes vers
Je pleure comme on meurt
Je pense comme on rit
Et la nuit me meurtrit 
De ses étoiles blanches
Au loin dans le silence
Il y a je crois ma mère
Je pense comme on meurt
Et meurs sans y penser
Mon sac de couchage
S’est recouvert d’écailles
Je crève aux alentours
D’un grand supermarché
Ni les yeux pour pleurer
Mon sac de couchage
Tout recouvert d’écailles
S’étire sur le trottoir
La pieuvre de l’aumône
M’enfonce dans la vase
Ce n’est pas que je pense
Je n’ai pas de pensée
La nuit est à mes pieds
L’aurore dans mes bras
Le silence me porte
Je flotte sur la ville
Très loin de moi, de vous
Je suis comme un mystère
Je meurs d’être en vie
Et j’y suis, souvenance
Celui-là qui t’habite

-Dans le creux de mes bras
Je porte un enfant mort
Moi-même dans l’effort
De te parler de moi.


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