Jean Larriaga est auteur dramatique
« Je suis né à Paris en 1945. Mes parents tenaient une boulangerie pâtisserie à la Madeleine. J'ai donc énormément livré de baguettes, de croissants et de brioches dans tous les cafés à la ronde…
Bac philo, cinéphile fou, je suis devenu monteur au cinéma, puis assistant metteur en scène à la Gaumont.
En 1968, j'ai co-écrit un scénario de film d'horreur, La Rose écorchée avec Anny Duperrey.
En fait, j'ai toujours eu le besoin d'écrire des histoires.
Mon premier scénario policier La Part des lions m'a permis de passer très jeune à la mise en scène en 1971. (Avec Robert Hossein, Charles Aznavour, Raymond Pellegrin, Michel Constantin etc.). Ce fut un gros succès «commercial».
Puis j'ai réalisé et écrit un second policier plus personnel : Un Officier de police sans importance (1972) avec Charles Denner, Robert Hossein, Nicole Courcel, Marc Porel, etc.
Ensuite, j'ai bifurqué vers ce qui m'est le plus naturel : La comédie de caractères.
Ainsi, j’ai pu tourner en tant qu'auteur - réalisateur plusieurs comédies dans la collection « Cinéma 16 » pour FR3 : Le Rabat-joie, avec Claude Piéplu et Jacques Villeret, Le Château-faible, avec Charles Denner et Leslie Caron, Adieu Don Juan ! avec Julien Guiomar et Victor Haïm. Et d’autres téléfilms personnels ont suivi.
Entre temps, j'ai travaillé comme scénariste sur des comédies TV (Mamie by night, La Vacance…).
Parallèlement, le virus du théâtre m'a saisi ... par le biais de la Radio!
J'ai envoyé par la poste (j'ai toujours agi ainsi) un texte à France Culture, Voleur c'est vite dit ... puis bien d'autres, écrits soit pour la radio, soit pour la scène.
C'est ainsi que L'Extra a été créé sur France Culture et porté à la scène par mon cher et merveilleux Claude Piéplu. A Paris et dans toute la France.
Rue de la Paix, encore sous le choc, créée en novembre par le Théâtre des Capucins (Luxembourg) a suivi.
Décor naturel , Morceaux choisis , La Nacelle, comme d’autres pièces diffusées ont été jouées, éditées… Grâce à l’édition théâtrale, je suis régulièrement joué par des compagnies amateurs ou professionnelles.
La Radio avec le lien à l’imaginaire de l’auditeur continue de me passionner et abreuve mon goût pour les dialogues.
Je suis un « touche à tout », mais qui « touche » avec une grande rigueur et un désir constant de surprendre. L'étiquette de « touche à tout » est souvent lourde à porter, synonyme de « bricoleur », mais tant pis !
Mon moteur est l’observation. Et je crois que j'écris parce que dans la boulangerie de mes parents qui était comme un théâtre ouvert sur tout un quartier, j'ai emmagasiné très tôt une foule d'observations sur les gens et un quotidien que j'ai envie de faire décoller.
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