E la nave va...
Dans un mois, le navire de BAT fêtera le quatrième anniversaire de sa première traversée. Même s’il a fallu souquer ferme, les vents se sont vite montrés favorables et, de port en en port, l’accueil fut de plus en plus joyeux et chaleureux. Qui eut crû que la parole des auteurs pouvait déclencher de telles fêtes des mots et qu’ils seraient tant, à chaque escale, à vouloir monter à bord ?...
Depuis deux mois, sans délaisser pour autant le plaisir du cabotage, le navire est devenu transatlantique et commence à croiser dans les eaux internationales… Alors que plusieurs centaines d’auteurs faisaient déjà la fête à son bord, voilà qu’un collectif d’une cinquantaine de corsaires de toutes plumes vient d’envahir le pont, de la poupe à la proue jusqu’à la hune. Et, l’œil rivé à la longue vue, ils sont bien décidés à regarder le monde en face et à lui envoyer par le flanc des bordées de bouteilles à la mer, contre vents et marées !…
Qu’on se rassure les bouteilles auront été préalablement vidées et dégustée, le plaisir étant toujours de mise à bord « des copains d’abord » !
On dira peut-être que le fait de résider depuis plusieurs semaines dans une ville portuaire m’incite à filer la métaphore marine. Peut-être… Mais l’éloignement a aussi ses vertus. Loin des microcosmes et des chapelles, il est plus facile d’apprécier au fil des rencontres inattendues l’impact d’une telle aventure et les liens qu’elle a tissé peu à peu au fil de « la toile »… A La Seyne sur mer aussi, on attend sur le port la prochaine arrivée du BAT… Mais sur la plage des Sablettes des gamins ont déjà récupéré une bouteille échouée sur le sable… Les parents peuvent bien appeler tout leur saoul, ils s’en fichent, les pieds dans l’eau, ils lisent… E la nave va.