Les Comédiens et la Radio...
François Marthouret: “… Dans sa fonction fragile et personnelle, le comédien est là, le passeur des auteurs, des sons et des rythmes, vivant de l’énergie de cet invisible rayonnement vers l’univers tout aussi familier et mystérieux, celui des auditeurs, ceux qui sont à l’écoute…”
Jean Rochefort: “… J’aime tellement la fiction dramatique Radio, qu’au cinéma il m’arrive trop souvent de penser que ce qui est gênant c’est l’image.”
Maud Rayer: “… Pour moi comédienne, la radio est un véritable tapis volant de mots. Embarquement immédiat pour l’imaginaire! On offre aux auditeurs des images et des sons plein les Oreilles. Quel beau voyage!
Suzanne Flon: “… Les fictions dramatiques de qualité étaient pour moi une source de plaisir très particulier auquel je n’aimerais pas renoncer…”
Hugues Quester: “… La radio m’accompagne du jour au lendemain. Après avoir joué au théâtre, la nuit, je n’ai plus la force de lire, à travers les ondes, les voix, les musiques, j’entre dans des univers imaginaires ou réels, où se mêlent la pensée des auteurs et mes rêves…”
Denise Gence: “… La Radio? Salle de théâtre illimitée, mais l’acteur y joue pour un seul, celui qui le crée à son tour, le colorant à sa façon…”
Danièle Lebrun: “… J’aime beaucoup l’univers de la radio et d’aller surtout à la découverte de nouveaux textes lus avec d’autres comédiens…”
Bernard Bouillon: “… “J’aime la radio parce que l’on joue tout de suite après avoir lu le texte, j’aime la radio parce que les longs plans-séquences autorisent un jeu sans interruption comme au théâtre, j’aime la radio parce que le travail au micro permet de développer un jeu très subtil, j’aime la radio parce que le cadre suggestif du son libère l’imaginaire de l’auditeur et lui permet de confectionner ses propres images, j’aime la radio parce que sa structure est légère et que la technique n’interfère que très peu sur le jeu et la concentration des comédiens.”
Eléonore Hirt: “… La radio? Une possibilité de ramener le cerveau ivre de notions imposées à la tranquille présence d’une voix humaine. Et n’est ce pas l’instrument capable de réveiller l’imagination vierge d’un public méconnu, saturé d’idées reçues, de recettes communes, en faisant appel à ses propres facultés de capter l’imprévisible.”
Sonia Vollereau: “… Combien d’auteurs ont fait leurs premières armes dans ce contexte qu’est la radio, un endroit chaleureux, artistique et où nous nous retrouvons, toujours heureux d’être là, à nu, avec nos seules voix et nos émotions. C’est intime, c’est calme, c’est professionnel, c’est un endroit magique que j’adore et qui me manque quand je n’y suis pas…”
Claude Piéplu: “… A une époque où l’image est omniprésente et souvent envahissante on peut dire que la création radiophonique est un antidote nécessaire. Particulièrement sensible au pouvoir des mots je reste fidèle à ce mode d’expression. Que dans les bouleversements qui nous environnent soit préservée à tout prix cette nécessité culturelle.”
Témoignages recueillis par Jean Larriaga, en 2003 et 2004, pour le site de la SACD
Avec l’aimable autorisation de la SACD.
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